Category Archives: Pastorale des enfants

Temps de prière de la fête du Saint-Sacrement

Bien chers paroissiens et amis de la paroisse,

Comme vous le savez, depuis lundi dernier, les célébrations religieuses dans notre pays sont à nouveau possibles moyennant certaines dispositions.

Un très chaleureux MERCI à toute l’équipe qui a fait en sorte que nous restions reliés au Seigneur et les uns aux autres pendant la période du confinement.

En ce premier dimanche de « reprise », c’est la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons. C’est très une très belle coïncidence car, comme le dit Saint Paul, notre communion au même pain, au même corps du Christ fait de nous un seul corps : le Corps du Christ. Voilà pourquoi nous pouvons dire : Nous sommes le Corps du Christ.

Cette conviction me fait penser à certaines représentations du Christ, comme celle que nous pouvons voir ci-dessus. Elle a quelque chose de très particulier. Nous remarquons en effet que le Christ est représenté sans bras. Cela n’est pas dû ici à une dégradation ni à un acte de vandalisme mais c’est volontairement que l’artiste a représenté le Christ sans bras.

Mais pourquoi représenter Jésus sans bras ?

L’artiste l’a fait volontairement pour nous dire, à nous chrétiens qui regardons Jésus, que Jésus attend de nous que nous soyons ses bras, que Jésus vers lequel nous nous tournons à chacune de nos messes et lorsque nous prions, n’attend qu’une chose de nous : que nous soyons ses bras dans le monde dans lequel nous vivons.

C’est exactement ce que Saint Paul nous dit lorsqu’il affirme que nous sommes le corps du Christ. Notre communion au corps du Christ fait de nous les bras, les mains, les pieds, l’esprit et le cœur du Christ au service de toute personne marginalisée, abandonnée, sans foi, sans espérance et sans amour.

Quant à Jésus, il nous dit lui-même dans l’évangile que le pain qu’il nous donne n’est pas un don extérieur à lui mais que dans le don qu’il nous fait du pain de vie c’est le don de sa propre personne qu’il nous fait et que ce don est fait pour la vie du monde. Nous avons bien entendu pour la vie…du monde.

C’est dire que ce don que Jésus me fait de lui-même, de son amour, de sa vie n’est pas un don uniquement destiné pour ma propre vie. C’est un don qui m’est fait pour la vie du monde. Autrement dit c’est un don qui m’est fait au bénéfice de tous.

Bonne fête du Corps et du Sang du Christ à tous !

Alain de Maere, votre curé.

Homélie

Lors d’une rencontre avec un couple qui se prépare au mariage, au cours de laquelle nous avions partagé sur des extraits de la Parole de Dieu, le futur époux, Kevin, me dit ceci :

La Parole de Dieu me montre ce que je vis au quotidien.

En écoutant la Parole de Dieu de ce dimanche, je me suis dit que Kevin a 1000 fois raison. En effet, lorsque dans la première lecture, Moïse nous dit : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite… », je pense à cette longue marche du confinement qui, comme le peuple de Dieu dans sa marche au désert, nous a éprouvé, à des degrés divers, nous a amené à savoir ce que nous avons dans le cœur, nous a interrogé sur la manière dont nous allions vivre notre fidélité au Seigneur et à ceux qui nous sont confiés : « Allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? »

Comme le peuple dans sa traversée du désert, nous sommes passés par une pauvreté, nous avons, et certains beaucoup plus que d’autres, ressenti la faim. La faim, pour beaucoup, de nourriture. Beaucoup sont venus pour cela sonner à la cure mais aussi la faim de contacts humains, la faim de liens familiaux, de liens amicaux, de liens sociaux.

Cette traversée a permis à beaucoup de s’ouvrir davantage aux dons de Dieu que ce soit le don de la création, le don d’une conversation avec une personne jusque là inconnue ou d’une conversation approfondie avec une personne de notre entourage, le don de la prière et de la Parole de Dieu. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur »

Aujourd’hui, grâce au baptême d’Aklesso, nous comprenons mieux la signification de cette parole que Moïse nous adresse aujourd’hui, toujours dans la première lecture :

« C’est le Seigneur ton Dieu qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure »

Cette eau que le Seigneur notre Dieu fait jaillir pour nous et aujourd’hui plus particulièrement pour Aklesso se trouve au milieu de nous. Cette eau que tu recevras Aklesso comme signe de l’Amour de Dieu pour toi est appelée à jaillir, à déborder de toi car cette Parole que Dieu t’adresse « Tu es mon fils bien-aimé en toi j’ai mis tout mon amour » n’est pas seulement pour toi, n’est pas seulement pour nous chrétien mais pour tout le monde. A toi, d’être signe de cet Amour débordant de Dieu pour tous !

Dans la deuxième lecture, Saint Paul attire notre attention sur le fait que notre communion au même pain, au même corps du Christ fait de nous un seul corps. Comme le dit si bien Saint Augustin, en communiant, nous sommes appelés à devenir ce que nous recevons le Corps du Christ. Nous sommes le Corps du Christ.

Cette conviction de Saint Paul reprise par Saint Augustin me fait penser à certaines représentations du Christ, comme celle que nous voyons en ce moment. Elle a quelque chose de très particulier. Nous remarquons que le Christ est représenté sans bras. Cela n’est pas dû ici à une dégradation ni à un acte de vandalisme mais c’est volontairement que l’artiste a représenté le Christ sans bras.

Une telle représentation de Jésus sans bras n’est pas rare. Il y a beaucoup de représentation de Jésus où l’artiste, volontairement, n’a pas mis de bras au Christ.

Mais pourquoi représenter Jésus sans bras ?

L’artiste l’a fait volontairement pour nous dire, à nous chrétiens qui regardons Jésus, que Jésus attend de nous que nous soyons ses bras, que Jésus vers lequel nous nous tournons à chacune de nos messes et lorsque nous prions, n’attend qu’une chose de nous : que nous soyons ses bras dans le monde dans lequel nous vivons.

C’est exactement ce que Saint Paul nous dit lorsqu’il affirme que nous sommes le corps du Christ. Il veut dire que notre communion au corps du Christ fait de nous les bras, les mains, les pieds, l’esprit et le cœur du Christ au service de toute personne marginalisée, abandonnée, sans foi, sans espérance et sans amour.

Quant à Jésus, il nous dit lui-même dans l’évangile que le pain qu’il nous donne n’est pas un don extérieur à lui mais que dans le don qu’il nous fait du pain de vie c’est le don de sa propre personne qu’il nous fait et que ce don est fait pour la vie du monde. Nous avons bien entendu pour la vie…du monde. C’est dire que ce don que Jésus me fait de lui-même, de son amour, de sa vie n’est pas un non uniquement destiné pour ma propre vie. C’est un don qui m’est fait pour la vie du monde. Autrement dit c’est un don qui m’est fait au bénéfice de tous.

Je conclus par ce magnifique extrait du sermon, comme on disait à l’époque, que prononça le bienheureux Christian de Chergé lorsqu’il célébra sa première messe à Saint-Philippe du Roule, la paroisse familiale.

Demandons au Seigneur, d’être plus dociles, plus limpides, pour que ce Pain dont le monde a faim ne soit pas sollicité en vain ; que dans le fracas, la dispersion et l’isolement de ce siècle, nous sachions, prêtres et laïcs, entendre, chacun à notre place, l’appel de ceux que nous côtoyons.

Au moment où nous sommes peut-être tentés de désespérer, il se trouvera quelqu’un pour saisir en notre vie un reflet de cet Amour divin dont Dieu nous aime et pour chercher à en vivre avec nous.

Temps de prière du Dimanche de la sainte Trinité

Bien chers paroissiens et amis de la paroisse Saint-Etienne,

Quelle joie de pouvoir à nouveau nous retrouver pour la célébration de l’Eucharistie à partir de ce lundi 8 juin !

Le Jour où nait l’Espérance
La source de toutes les messes c’est le dimanche de Pâques, le jour où le Christ Ressuscité s’est manifesté à ses disciples qui étaient confinés dans leur maison. Parce qu’il est jour de la Résurrection, le dimanche nous convie à l’espérance.  Il nous met debout pour croire que la mort dans nos vies et dans le monde n’aura jamais le dernier mot, que les voies sans issues finiront par en trouver une. Le dimanche revient de semaine en semaine pour nous soutenir et nous renouveler sans cesse sur ce chemin d’espérance.

Exprimer ses sentiments
Comme les disciples de Jésus qui ont pu exprimer leurs sentiments à Jésus, la première fois qu’ils l’ont vu après sa mort et sa résurrection, il est bon que, nous aussi, dans la première eucharistie que nous allons célébrer après le début du confinement, nous puissions exprimer, si nous le souhaitons, ce que nous avons sur le cœur, ce que nous aurions envie de dire…
Comment pouvons-nous le faire ?
En m’envoyant un mail (alaindemaere@gmail.com) ou un message dans une enveloppe déposée à la cure dans lequel, en une phrase, vous exprimez ce que vous voulez dire au Seigneur et/ou à l’assemblée.
Tous les messages seront repris dans un power point et ainsi partagés sur écran lors des messes dominicales des 13 et 14 juin.

Un horaire de messes harmonisé pour l’Unité Pastorale
A propos des célébrations eucharistiques, avant de les reprendre, j’ai pensé qu’il est important d’harmoniser leur horaire au sein de l’Unité Pastorale de Braine-l’Alleud. C’est ainsi qu’une affiche reprenant l’horaire des messes dominicales dans toutes les paroisses de Braine-l’Alleud (Vous la trouvez ci-dessous) sera placée dans chaque église de Braine-l’Alleud.
Vous pouvez aussi consulter ci-dessous toutes les dispositions qui sont à prendre lors des célébrations eucharistiques pour le bien être de chacun.
Dans l’attente de la grande joie de nous retrouver pour nous nourrir de la Parole et du Pain de Vie de notre Seigneur Jésus, je remercie toutes celles et ceux qui nous ont aidé à rester en communion avec le Seigneur et les uns avec les autres grâce aux temps de prière qui nous ont été envoyés pendant la période de confinement.

Bon dimanche à tous et belle fête de la Trinité !
Alain, votre curé.

Pour accéder au temps de Prière cliquez ici

Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé. Jn3, 16-18

Texte de l’homélie

Le dimanche de la Trinité ne nous invite pas à fêter un dogme mais à fêter notre Dieu qui est Trinité.

Croire que Dieu est Trinité c’est croire que l’Amour se vit en Dieu. Cet Amour qui se vit en Dieu est fait d’accueil, de don et de communion.

Le Père donne tout son amour au Fils comme Il le dit lors de son baptême : Tu es mon fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour.

Le Fils reçoit l’amour du Père : plusieurs fois, Jésus nous parle de ce qu’il reçoit du Père : Jésus reçoit du Père ses disciples, à propos desquels il dit mon Père qui me les a donnés. Jésus reçoit du Père la Parole ce qui lui fait dire la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père qui m’a envoyé.

Et ce qui permet au Père de non seulement donner son amour au Fils mais aussi recevoir l’amour de son Fils et ce qui permet au Fils non seulement de recevoir l’amour du Père mais aussi de donner son amour au Père c’est l’Esprit Saint qui les met en communion.

Cet amour qui se vit en Dieu n’est pas clos sur lui-même. En envoyant, Jésus dans le monde c’est son Amour que Dieu envoie dans le monde et si Dieu nous fait non seulement le don de son Fils Jésus mais aussi le don du Saint-Esprit c’est pour que nous puissions être, nous aussi, en communion avec Lui et les uns avec les autres.

En ces temps où le vivre ensemble est mis à mal par le racisme et par l’isolement que peut provoquer la maladie, la pauvreté, le grand âge, l’Amour qui se vit au sein de la Trinité et qui nous est offert attire notre attention sur 3 points :

1. Il n’y a pas d’amour vrai dans la solitude d’une personne, d’une nation, d’une Eglise qui se referme sur elle-même, qui est narcissique et qui n’aime que soi !

2. L’amour vrai et fécond n’est pas non plus dans la relation fusionnelle qui risque l’enfermement réciproque et qui se transforme souvent un étouffement. Le danger d’une relation fusionnelle qui enferme et étouffe ne concerne pas que les couples mais ce danger peut aussi guetter une famille, une communauté religieuse, l’Eglise.

3.L’amour véritable est celui qui s’ouvre à un autre que soi, à un autre qu’un couple, qu’une famille, que l’Eglise.  C’est en s’ouvrant à un autre que soi que l’amour devient vraiment humain et divin. Il est vraiment à l’image et à la ressemblance de Dieu : il est créateur et devient fécond.

La Trinité nous révèle ainsi l’importance et la beauté d’une relation dans laquelle chacunpeut recevoir et donner, une relation qui s’entretient par le temps que l’on prend pour être ensemble.

Nombreux sont ceux qui pendant la crise sanitaire ont davantage souffert de solitude, n’ayant pas d’interlocuteur à qui se confier. L’isolement a été considérablement renforcé car de nombreux intervenants habituels à domicile ne sont plus intervenus. En établissement, c’est bien sûr d’abord la suppression des visites des proches qui a aggravé la solitude. On sait que l’absence de lien social peut conduire à des troubles dépressifs. Un médecin gériatre me disait à ce propos que, le remède est avant tout dans la relation : « La solution est humaine, elle n’est pas seulement médicamenteuse. La bonne pilule antidépressive, c’est le lien social ! ». Un coup de chapeau ici à toutes les personnes qui ont fait preuve de créativité, d’imagination, de générosité pour maintenir tant que faire se peut le lien social !

A cette question qui lui fut posée : Quelle serait pour vous la maison de repos idéale ? voici ce que répondit Hedwige, résidente dans une maison de repos :

« Pour moi, une maison de repos c’est être avec. C’est le plus important. Si la maison de repos me permet d’être avec les autres, je me dis ok, c’est le bon endroit. Je suis une résidente, je ne suis pas en dehors, je « suis avec ». Je pense que si l’on peut être avec les autres et pas dans l’isolement, c’est le plus important »

Aimer c’est être avec. C’est précisément pour être avec nous, que Dieu a envoyé son Fils dans le monde : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Les 4 évangiles racontent la façon dont Jésus a été « Dieu avec nous », à nous de lire dans le 5Ième évangile, celui de notre vie, comment Dieu nous percevons depuis notre naissance jusqu’à ce jour que Dieu avec nous et comment nous pouvons être pour les autres « Dieu avec nous »

Temps de prière du dimanche de Pentecôte

Quelle joie de retrouver l’entrée principale notre église paroissiale dégagée des barrières qui en empêchaient l’accès et la sortie par les grandes portes !

Un beau signe de Pentecôte nous est ainsi donné que l’Esprit Saint retire les barrières qui séparent les êtres humains permettant ainsi à Dieu de réaliser son projet : réunir ses enfants en une seule famille où tous puissent goûter et vivre de son Amour.

Merci de tout cœur à notre Fabrique d’église et au Service Travaux de notre commune pour la réalisation des travaux permettant l’ouverture des grandes portes pour la fête de la Pentecôte !

Une église aux portes principales sans barrières est une invitation à l’ouverture d’Esprit !

L’ouverture d’Esprit, raison d’être du Concile Vatican II

Savez-vous que l’idée de convoquer le concile Vatican II, attira au pape Jean XXIII une pluie de critiques, y compris venant d’éminents cardinaux de la curie romaine ? Beaucoup objectèrent son âge avancé, d’autres son audace à se risquer dans un concile de cette envergure et complexité.

Jean XXIII tenta de les raisonner sans pour autant les convaincre. Puis, un jour, entouré de ceux-ci et lassé de tant d’argumentations inutiles, voilà que d’une main décidée, il ouvre grand la fenêtre de son bureau, s’exclamant :

« Voici ma réponse au pourquoi du concile : De l’air frais ! de l’air frais pour l’Église ! Je veux ouvrir largement les portes de l’Église afin que nous puissions voir ce qui se passe à l’extérieur et que le monde puisse voir ce qui se passe à l’intérieur de l’Église. »

L’Église voulue par le concile n’est pas une Église repliée sur elle-même, sur ses problèmes, son organisation, ses intérêts, ses règles mais l’Église qui dialogue avec le monde, avec la société et avec la culture de notre temps.

Elle doit être, avant tout, la communauté d’êtres humains qui se sentent vraiment solidaires des joies et des tristesses de tous, en particulier de ceux qui ont une vie de difficile.

Jean XXIII a eu l’audace de laisser l’Esprit le guider. Il a entrepris une tâche qu’il savait ne pas pouvoir terminer. Il s’en est remis à celui qui l’avait toujours guidé. Il passe, de ce monde à la Maison du Père, le lundi de Pentecôte 1963.

L’ouverture d’Esprit suite à la situation que nous traversons

La situation liée à la pandémie du Corona virus a enlevé « des barrières mentales » en nous poussant à parler à des personnes avec lesquelles nous n’avions ou n’aurions jamais parlé ou en parlant davantage à ceux qui nous entourent, en nous faisant plus proche des personnes dans des situations de précarité, de fragilité, de solitude.  

Grâce à ces barrières « enlevées », des chemins se sont ouverts dans biens des cœurs.       Dans la reprise progressive de la vie paroissiale qui, grâce à Dieu et à vous, a pu continuer malgré tout, il nous faudra être attentif à ne pas remettre les barrières qui ont été enlevées. Nous aurons tous à tenir compte de ce tout qui s’est vécu, de tout ce qui a, comme dans les mystères du rosaire, été douloureux, lumineux, glorieux, joyeux.

L’Esprit Saint fait voler en éclat les barrières. C’est un monde nouveau, qui commence !

Esprit de Pentecôte, Souffle de Dieu, emporte-nous dans ton élan

Belle fête de Pentecôte !

Alain de Maere, votre curé.

Temps de prière ici

Homélie

Si Jésus nous parle de l’action de l’Esprit Saint c’est pour nous aider à le reconnaître dans la vie de tous les jours et nous encourager aussi à accueillir ce don.

L’Esprit Saint c’est du concret ! C’est dans cette conviction de foi que l’Esprit tout comme l’arbre se reconnaît à ses fruits que je vais vous partager à quels fruits j’ai reconnu l’action de l’Esprit Saint dans les différentes paroisses dans lesquelles j’ai été envoyé.

Commençons par la première des trois : la paroisse Saint-Joseph à Waterloo où j’ai découvert que l’Esprit-Saint nous pousse à aller vers les autres pour donner une parole valorisante, une parole de bénédiction.

Cette action de l’Esprit Sait m’a été révélée par le témoignage du curé de l’époque l’abbé Roger Dereymaeker dont j’étais à l’époque le vicaire. Il me raconta qu’il s’était rendu au chevet d’un homme qui allait bientôt mourir pour lui donner le sacrement des malades. Après cela, l’épouse de cet homme dit ceci au curé :

L’Esprit Saint nous pousse à aller vers les autres pour donner des paroles valorisantes, des paroles de bénédictions.

A la paroisse Saint-Nicolas de La Hulpe, j’ai reçu un témoignage que l’Esprit Saint souffle où il veut c’est-à-dire pas uniquement dans le cœur des croyants mais aussi dans le cœur de toute personne de bonne volonté. Un jour un des facteurs de la commune qui n’est pas croyant vint me trouver pour me dire ceci : Lors de ma tournée, je donne le courrier à une personne âgée qui est fort croyante

Enfin ici même à Braine-l’Alleud, j’ai perçu à quel point l’Esprit pousse à accueillir la Parole de Dieu comme étant adressée à chacun, à se laisser pardonner par Dieu et à témoigner des merveilles que Dieu fait pour nous.

Un peu avant la messe dominicale de 10H30, un homme vint me dire que ces quatre enfants (L’ainée à 23 ans et le plus jeune à 8 ans) souhaitent être baptisé. Je m’en suis réjoui et lui ai proposé de venir chez lui pour en parler avec ses enfants.

C’est lors de ma visite que ce père de famille me raconta qu’il travaille près de la cathédrale Saint-Michel à Bruxelles. En se promenant un jour durant la pause de midi, il vit que les portes de la cathédrale étaient ouvertes et il se senti poussé à entrer. Une fois entré, il vit qu’une messe était célébrée. En écoutant l’évangile et l’homélie, il se dit que ces paroles s’adressaient spécialement à lui. Après la messe, il demanda au prêtre de recevoir le sacrement du pardon et commença à lui dire : « je suis arrivé ici par hasard ». Le prêtre lui répondit aussitôt je ne pense pas que ce soit un hasard. L’homme me dit qu’il quitta la cathédrale le cœur comblé. Le soir, lorsqu’il rentra dans sa famille, cet homme raconta à sa femme et à ses enfants ce qui lui était arrivé pendant la journée. Après avoir donné son témoignage, sa fille aînée lui dit : Papa, je voudrais être baptisée et ses trois frères et sœurs exprimèrent également à leur père leur désir d’être baptisé.

Le témoignage de cet homme nous montre que l’Esprit Saint est celui qui nous pousse à accueillir la Parole de Dieu comme étant adressée à chacun, à se laisser pardonner par Dieu et à témoigner des merveilles que Dieu fait pour nous.

C’est à ces témoignages et à tant d’autres que je perçois l’action de l’Esprit Saint.

C’est ce même Esprit Saint qui nous est donné et que Jésus nous invite à recevoir.

Belle et sainte fête de Pentecôte !

Jeudi de l’Ascension

Chers paroissiens et amis de la Paroisse Saint-Etienne,

Les évêques de Belgique ont voulu répondre à nombre de fidèles voulant adresser au Seigneur par l’intercession de Marie, une prière plus fervente en ce mois de mai qui est aussi celui où nous allons célébrer la fête de Pentecôte.

C’est ainsi qu’ils nous invitent à nous joindre à la Vierge Marie, en prière avec les disciples de son Fils dans l’attente du Saint-Esprit, en prenant un temps de prière quotidien dans une neuvaine commune à l’Esprit-Saint, de l’Ascension à la Pentecôte.

La Bible nous dit en effet que durant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, les Apôtres « d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Actes 1, 14), en attendant d’être « revêtus d’une force venue d’en haut » (Luc 24, 49). 

En réponse à cet appel à la prière, notre paroisse vous proposera dès demain une prière pour chaque jour pendant ce temps qui va de l’Ascension à la Pentecôte.

Belle fête de l’Ascension à tous !

Alain, votre curé.

Pour le temps de prière, cliquez ici

Texte de l’homélie

HOMELIE DU JOUR DE L’ASCENSION

            Frères et Sœurs, nous avons célébré dimanche dernier le 6e dimanche de Pâques. Le dimanche prochain, nous célébrerons le 7e dimanche de Pâques. Nous sommes toujours en plein temps pascal où nous fêtons la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Celle-ci n’est pas seulement victoire de Jésus sur la mort et son retour à la vie. Elle implique aussi son passage du côté de Dieu, son entrée dans la vie divine ainsi que son exaltation à la droite du Père. C’est cette facette de la résurrection que nous découvrons aujourd’hui alors que nous fêtons l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire sa montée dans la gloire de son Père. Après sa mort et sa résurrection, le Christ est apparu à ses disciples pendant quarante jours avant son retour vers le Père. Ce retour n’est que normal, car il fallait que lui qui est venu d’en-haut, qui est descendu jusque dans les enfers, retourne vers son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu.

            Pourquoi l’Ascension est-elle célébrée et constitue-t-elle une fête alors qu’en réalité, Jésus quitte et se sépare de ses disciples ? L’Eglise considère cette montée comme une fête pour 4 raisons :

1° Le Christ reviendra : c’est notre immense espérance et nous attendons ce retour avec joie. Ceci est si capital que la liturgie nous le fait redire dans l’anamnèse à chaque messe : nous proclamons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire. Nous attendons donc avec impatience le retour du Christ comme on attend le retour d’un voyageur que l’on aime.

2° Avec l’Ascension de Jésus, notre nature humaine monte au ciel à la droite de Dieu. Il y a comme une compénétration entre la divinité et l’humanité. La nature humaine est déifiée, sinon divinisée. Dorénavant, en montant au ciel, Jésus nous donne l’espérance de l’y rejoindre un jour en tant que membres de son corps mystique qu’est l’Eglise.

3° Il s’agit du retour triomphal du Christ après l’accomplissement de sa mission terrestre où il a vaincu la mort, le péché et le mal. D’où la raison d’être de cette fête au ciel et sur la terre puisque la victoire du Christ préfigure la nôtre. La mort n’a plus de pouvoir sur tout baptisé puisque Jésus est la résurrection et la vie, et quiconque croit en lui, même s’il meurt, il vivra (Jn 11,25). En triomphant du mal sur la croix, nous nous laissons encourager par l’apôtre Paul qui nous exhorte à ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais d’en être vainqueur par le bien (Rm 12,21). Il en est de même du péché qui n’a plus de prise sur chaque baptisé qui a reçu les armes pour en triompher (Rm 6,14).

4° L’Ascension est une marque de confiance de Dieu en l’homme : le ressuscité lègue sa mission aux apôtres pour qu’ils la continuent : allez de toutes les nations, faîtes des disciples : baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé… » (Mt 28,19). En ce sens, l’Ascension ouvre la route à l’Eglise et invite chacun de nous à se mouiller, à se mettre à la tâche et à être ses témoins : « vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1,8), entendez par-là, jusqu’à Braine-l’Alleud. C’est à nous que cette mission est confiée aujourd’hui. Il revient dès lors à chacune et chacun de nous de se poser quelques questions : quel est mon engagement dans l’édification de l’Eglise, corps du Christ ? Est-ce que je me sens concerné par la mission de l’Eglise ?

            On le voit, frères et sœurs, l’Ascension n’est pas la fin d’une histoire, mais plutôt le début d’une autre : Jésus nous quitte physiquement alors que commence l’ère des actes des apôtres qui invite chacun de nous à mettre la main à la pâte en redécouvrant une nouvelle présence du Christ dans tout apostolat. « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». En montant au ciel, le Christ ne démissionne pas et ne s’évade pas de notre condition humaine : il nous soutient et rassure de sa présence chaque jour. A chacun individuellement de se poser la question de savoir comment le Christ est désormais présent dans notre vie aujourd’hui ? Quelle place lui accordons-nous dans notre quotidien : rencontre dans sa parole, dans la prière, dans les sacrements, dans la vie fraternelle et l’attention aux plus faibles ?

            Somme toute, l’Ascension nous rappelle que le Christ a tout vaincu : la mort, le péché, le mal même si nous continuons à en faire l’expérience. Mais pour participer pleinement à cette victoire du Christ, il convient de nous ouvrir à l’Esprit Saint, le Défenseur, et de nous préparer à le recevoir pour qu’il illumine nos cœurs et nous donne la force de lutter contre le mal et le péché autour de nous et en nous. Disons ensemble : Maranatha, Viens Esprit Saint.

Vous, vous me verrez vivant

Chers paroissiens et amis de la paroisse Saint-Etienne,

Dans mes lectures de ces jours-ci, j’ai beaucoup aimé cette réflexion de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg dans laquelle il fait un parallèle entre ce qu’ont vécu les apôtres jusqu’à la Pentecôte et ce que nous vivons pendant le déconfinement progressif. Il y a, dit-il, une synchronisation involontaire entre le traitement de la pandémie par le confinement et les grandes étapes de la vie liturgique.

Après la résurrection du Christ, les disciples sont restés confinés jusqu’à la Pentecôte Ils ont d’abord été confinés par la peur et le doute, jusqu’à l’Ascension, puis par l’unité et l’attente jusqu’à la Pentecôte.

Après l’Ascension ils se sont rassemblés avec la Vierge Marie car ils attendaient une force venue d’en haut : l’Esprit-Saint. C’est exactement ce que nous sommes en train de vivre.

Cela nous montre que la célébration des actes du Christ n’est pas un simple anniversaire, qui nous rappellerait le passé, elle est un « mémorial », c’est à dire qu’elle va plus loin que la mémoire : elle nous rend présents aux événements célébrés, comme si le Christ faisait de nous ses contemporains. Au regard de la foi le retour des mêmes fêtes chaque année n’est pas un cercle fermé qui nous fait tourner en rond, il est une marche continue vers le futur. Le peuple de Dieu est un peuple de l’avenir.

Bon dimanche à tous, je vous rappelle l’opération « mets-toi en marche » initiée par notre évêque Mgr Hudsyn à relire sur le site de notre paroisse. ici

Bon dimanche et bien en communion avec vous tous !

Alain, votre curé.

Temps de prière de ce dimanche ici

Celui qui m’aime sera aimé de mon Père (Jean 14,21)

Texte de l’homélie

Nous venons d’entendre cette promesse de Jésus : « Vous, vous me verrez vivants ». Cela dit, Jésus ne se contente pas de faire cette promesse mais il met en œuvre toute une pédagogie pour nous aider à le voir vivant.

Les évangiles nous donnent deux exemples de cette pédagogie que Jésus met en œuvre pour nous aider à le voir vivant. Au cours de la période qui va de Pâques à la l’Ascension, Jésus initie en effet ses disciples à le reconnaître dans sa nouvelle condition de Ressuscité. Reconnaître Jésus ressuscité, cela demande un regard de foi car la résurrection de Jésus n’est pas la réanimation d’un cadavre. Si tel était le cas, ses disciples l’auraient tout de suite reconnu. Comme Jésus se trouve désormais dans un corps glorieux, il s’agit d’apprendre à le reconnaitre comme tel à partir des signes qu’il donne de sa présence.

C’est donc au cours de ce temps qui va de Pâques à l’Ascension que Jésus se donne à reconnaître vivant à travers différents signes. Un signe c’est quelque chose qui m’est donné à voir, à entendre, à sentir, à toucher dans laquelle, je peux, dans un regard de foi, percevoir la présence de Jésus Ressuscité.  Et dans les évangiles, si nous avons des récits dans lesquels le Ressuscité se fait reconnaître aux signes qu’il donne, c’est pour attirer notre attention sur ces signes car c’est à ces mêmes signes, qu’aujourd’hui que le Ressuscité se manifeste à nous.

Quelle est cette pédagogie que Jésus met en place pour nous aider à le voir vivant ?

Cette pédagogie de Jésus, je vous propose de la découvrir à travers deux exemples qui nous sont donnés dans les évangiles. Un premier exemple de la pédagogie de Jésus se trouve dans l’évangile de Luc au chapitre 24.

Dans cet évangile, nous découvrons la pédagogie que Jésus met en place pour aider les disciples d’Emmaüs à le voir vivant, une pédagogie grâce à laquelle ces deux disciples vont découvrir que le plus important pour la vie chrétienne ce n’est pas de voir Jésus Ressuscité mais bien de faire l’expérience de sa présence.

Et cette expérience de la présence va passer tout d’abord par l’ouverture des cœurs à l’Ecriture, par l’accueil de la Parole qui rend leurs cœurs tout brûlants et ensuite par le geste de la fraction du pain c’est-à-dire de l’eucharistie. L’expérience de cette présence va devenir suffisamment forte pour qu’ensuite Jésus puisse disparaître à leurs regards sans qu’ils en soient plus tristes ou malheureux mais au contraire, ils restent dans la joie, cette joie communicative qu’ils vont partager avec les autres disciples à Jérusalem.

Ainsi, les trois lieux, en quelque sorte, de manifestation du Ressuscité et ce qui est vrai pour les disciples, l’est également pour nous, c’est d’abord l’accueil de la Parole de Dieu qui permet le cheminement, c’est ensuite la fraction du pain c’est-à-dire l’eucharistie au lieu de repos et c’est enfin la communauté chrétienne rassemblée et la communion fraternelle exprimée ici à Jérusalem.

Nous découvrons dans cet évangile le soin que Jésus prend pour manifester sa présence, pour se rendre présent à notre vie par ces trois « moyens » : sa Parole, son Eucharistie et la rencontre du frère.

A la lumière de cet évangile, demandons-nous comment nous investissons nous-mêmes ou comment nous sommes les témoins pour les autres aussi de ces trois lieux essentiels de la présence du Ressuscité dans notre vie quotidienne : l’accueil de la Parole de Dieu, l’eucharistie et la rencontre des frères.

Dans le mail que j’ai envoyé mercredi passé, j’ai posé cette question :

« Et vous, à quoi voyez-vous que Jésus est vivant ? »

Voici quelques réponses reçues :

Je n’ai jamais vu Jésus vivant … mais je vois chaque jour des femmes et des hommes qui vivent comme Jésus.

Une autre personne nous dit : Je vois Jésus vivant dans les gestes de solidarité qu’on peut voir autour de nous pour le moment. Je vois Jésus vivant dans les hommes et les femmes qui s’unissent pour construire un monde meilleur pour tous. Je suis vivante quand j’aime. Dans tous mes gestes d’amour.

Et enfin, un couple qui aurait dû se marier religieusement au début de ce mois mais qui n’a pu le faire à cause de la pandémie a dit ceci :

Nous avons pu ressentir la présence de Dieu se manifester – non pas dans les conséquences négatives dont le coronavirus est à l’origine- mais bien dans les conséquences positives que sont la solidarité, l’entre-aide et le partage entre familles, amis proches et collègues et ce tant sous la forme de service, de prises de nouvelles mais également de respect des uns et des autres. Nous avons en effet eu la chance de recevoir d’innombrables attentions plus belles les unes que les autres : des fleurs, des cartes postales, des emails, des masques, des conversations, des prêts d’outils, etc. Ces attentions n’ont fait que nous conforter dans l’idée de vouloir maintenir cette journée car elle nous donne l’occasion de remercier CHACUNE de ces personnes qui nous entourent si bien.

Demandons au Seigneur, cette grâce, ce don de le voir vivant et de pouvoir aussi vivre de sa vie car aussitôt après nous avoir dit vous me verrez vivant, Jésus ajoute aussitôt et vous vivrez. Oui, Seigneur, fais-nous vivre de ta vie, ta vie tournée vers le Père et vers les autres.
Amen