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Temps de prière du 2ème dimanche de Carême

Chers paroissiens et amis de la paroisse Saint-Etienne,

Ce deuxième dimanche de carême nous invite à aller avec Jésus sur la montagne.  Il est bon parfois de prendre de la hauteur pour voir plus loin, pour prendre du recul. Puis les disciples nous inviteront à reprendre la route avec eux, dans la plaine, la grisaille ou le train-train quotidien.

Reprendre la route et lutter pour que les femmes et les hommes en croix aient eux aussi un visage transfiguré, un visage de ressuscité.  Le temps de carême est pour nous un chemin vers la Vie.

Bienvenue à tous pour le partage autour de l’évangile de dimanche prochain mercredi à 20h00 sur zoom (envoyer un mail à Charlotte pour recevoir le lien)

Bon dimanche à tous,

Alain, votre curé.

Pour écouter le temps de prière audio, cliquez ici

Ci-dessous la vidéo de l’UP sur le carême. (vous pouvez retrouver toutes les vidéos sur le site de l’UP

https://www.youtube.com/watch?v=cQ3qxOP1GYo&feature=youtu.be

Homélie

L’évangile de ce deuxième dimanche de Carême attire notre attention sur l’importance du regard. Les Pères orientaux, dans leurs commentaires sur la Transfiguration, disent qu’en fait ce n’est pas Jésus qui a changé, mais le « regard » des apôtres qui, illuminés par l’Esprit saint, ont pu entrevoir la véritable identité de Jésus.

Seuls les yeux de la foi, éclairés par l’Esprit saint, peuvent entrevoir, dans l’humanité de Jésus, la présence de Dieu. Et ce n’est pas un simple détail si c’est sur une haute montagne que les disciples perçoivent en profondeur qui est Jésus.

Cette haute montagne c’est le symbole de tout ce qui nous permet de prendre de la hauteur par rapport à notre vie quotidienne et aux personnes que nous côtoyons, c’est le symbole de « tout lieu de prière », qui est une école du regard. C’est en effet en priant à l’écart, loin de toute agitation, que nous apprenons à « regarder » toutes choses dans la lumière de Pâques, à discerner la présence de Dieu dans l’épaisseur du quotidien et en tout visage d’homme, même défiguré par le mal.

En écoutant cet évangile, je me suis demandé pourquoi Pierre, Jacques et Jean sont les seuls disciples à être emmenés par Jésus à l’écart sur une haute montagne. S’agit-il d’un favoritisme ? Peut-être que les autres avaient également été invités par Jésus mais pour de multiples raisons, ils ont préféré décliner l’invitation.

Nous aussi, nous avons tous été invités par Jésus, dès le début du Carême à nous rendre à l’écart sur une haute montagne lorsqu’il nous a dit dans l’évangile du mercredi des cendres : « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret »

La prière à l’écart, sur une haute montagne nous donne de voir comment Dieu, notre Père est présent dans les évènements de notre vie. Même dans les plus épaisses ténèbres, elle nous fait apercevoir la main de Dieu. C’est ainsi que nous pouvons dire comme le psalmiste : ta main me conduit…

Il y a quelques jours, un membre l’équipe baptême de notre paroisse et moi, nous nous sommes rendus au domicile de parents pour préparer le baptême de leur enfant. Cette rencontre, nous l’avons vécue comme si nous étions à l’écart sur une haute montagne.

En effet, nous avons été très touchés par le regard illuminé par la foi, l’espérance et l’amour de ces parents sur leur enfant qui est né différent.

Tout en nous partageant les souffrances et les difficultés rencontrées à la naissance de leur enfant, ces parents nous ont témoigné, à la lumière d’un psaume qui dit à Dieu « étonnantes sont tes œuvres » qu’ils accueillent leur enfant comme une des œuvres de Dieu.

A la suite de Pierre, Jacques et Jean, répondons, nous-aussi, à cet appel de Jésus à venir à l’écart sur cette haute montage que peut être un espace de prière aménagé dans notre maison, notre église paroissiale ouverte tous les matins jusqu’à midi ou tout autre lieu. Nous pourrons ainsi prendre de la hauteur sur ce que nous vivons pour y percevoir, même dans nos difficultés, la présence de Dieu.

Ce temps que nous prenons, sur invitation de Jésus, pour prendre de la hauteur n’est pas une fuite des réalités de ce monde, mais un approfondissement du temps présent, la découverte de la dimension cachée, intérieure, des êtres et des choses et une école du regard.

Temps de prière du 1er dimanche de Carême

Chers paroissiens et amis de la paroisse Saint-Etienne,

Voici le temps de prière et l’homélie de ce 1ier dimanche de Carême.

Partage de la Parole de Dieu chaque mercredi à 20h00

Nous vous rappelons que chaque mercredi de Carême à 20h00, un partage de l’évangile du dimanche qui suit vous est proposé par zoom. Vous pouvez vous inscrire en envoyant un mail à Charlotte

Chemin de Croix, chemin d’Amour jusqu’au bout…

Chaque vendredi de Carême à 15h00 le chemin de Croix est médité et prié à l’église.

Bon chemin vers Pâque à tous !

Alain, votre curé.

Pour écouter le temps de prière, cliquer ici.

Texte de l’homélie.

Le temps du Carême nous prépare au renouvellement de notre baptême qui se fera le jour de Pâques. Nous sommes donc invités, tout au long du Carême, à nous ouvrir à la beauté de ce sacrement pour mieux en vivre.

Pour nous aider dans cette démarche, chaque dimanche de Carême nous mettrons en évidence un mot. Un mot que nous avons entendu dans la Parole de Dieu.

Le mot que je souligne dans la Parole de Dieu de ce dimanche provient de la première lecture extraite du livre de la Genèse. Il est cité 5 fois dans cette lecture. Ce mot c’est « Alliance »

« Dieu dit à Noé et à ses fils : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous… »

De cette parole de Dieu à Noé et qui s’adresse à nous aussi je retiens deux choses :

1. C’est Dieu qui prend l’initiative d’établir une alliance avec nous : voici, dit-il, que moi, j’établis mon alliance avec vous. C’est dire que cette Alliance que Dieu veut établir c’est un don de sa part : il nous l’offre, il nous la propose comme un don à accueillir, à recevoir, c’est une main tendue de sa part.

2. Ce don que Dieu nous fait de son alliance n’est pas un don individuel car Dieu précise que son Alliance, Il l’offre aussi à tous les êtres vivants qui sont avec nous. Notre cœur n’est donc pas seulement appelé à se tourner vers Dieu mais aussi à se tourner vers tous les êtres vivants. En nous disant qu’il établit son alliance non seulement avec nous mais aussi avec tous les êtres vivants qui sont avec nous, Dieu nous invite non seulement à nous ouvrir à Lui mais aussi à nous ouvrir à tous les êtres vivants qui sont avec nous sur cette terre. C’est ce que l’on appelle la fraternité. Une fraternité appelée à s’élargir au-delà des êtres humains puisque nous partageons l’état de créatures avec bien d’autres créatures…

Saint Paul nous dit de Jésus qu’il est l’aîné d’une multitude de frères. Jésus est le frère universel. Lui qui est le Fils, il est aussi le Frère.

Comment Jésus est-il le frère aîné ? En étant le Fils. Et comment Jésus est-il le Fils du Père ? En étant le frère. Quand Jésus veut nous enseigner la fraternité, il nous tourne vers le Père. Il nous introduit dans le « nous » de la relation filiale. Il nous fait désigner Dieu comme Notre Père.

Les êtres humains deviennent donc fils et filles du Père en devenant frères et sœurs et réciproquement les êtres humains deviennent frères et sœurs en devenant fils et filles du Père.

Nous sommes donc appelés à nous convertir à Dieu en nous convertissant à la fraternité universelle.

Mais comment se convertir à la fraternité universelle ?

Dans récollection qu’il a donnée jeudi dernier aux prêtres du Brabant wallon, notre évêque Mgr Hudsyn a donné cette piste qui m’a beaucoup touchée et que je vous partage :

Comment se convertir à la fraternité universelle ? Comment grandir en fraternité ?

En s’imprégnant des façons de faire du Christ et en demandant à l’Esprit cette fraternité. Saint François d’Assise nous montre que c’est important. Il nous montre, poursuit Mgr Hudsyn, que c’est en nous risquant et en posant des actes fraternels qu’on devient fraternel. Saint François disait que les lépreux, il les tenait, comme tout le monde à distance. Mais sa conversion à la fraternité est passée par un acte, par un passage à l’acte concret, dans le réel : il va vers ce lépreux et le prend dans ses bras. Et à partir de ce moment-là, ce lépreux et les lépreux sont devenus à jamais des frères pour lui. C’est en posant cet acte que son cœur a changé, son regard a changé, son amour a changé et c’est en évoquant cette scène dans ses écrits qu’il dira alors à ses frères franciscains nous avons à être fratelli tutti, tous frères et frères de tous.

En ce temps de carême qui nous invite à la conversion, demandons-nous, pour nous convertir à la fraternité, quel acte, quelle rencontre faire, quelle démarche d’écoute fraternelle je pourrais faire un peu à la manière de saint François pour que mon regard, ma vie, mon cœur s’élargisse à cette fraternité qui m’est confiée de par mon baptême.

Temps de prière du 4ème dimanche du temps ordinaire.

Chers paroissiens et amis de la paroisse Saint-Etienne,

Quelle grande joie de me retrouver parmi vous ! Vous avez pu avoir des échos du séjour à Lulingu grâce au site de notre paroisse, aux mails et au blog « Les amis de Lulingu » http://lulingu.afrikblog.com/

Lors de la visite des communautés de base de la paroisse de Lulingu, j’étais très touché d’entendre que chaque matin, dans la chapelle de la communauté locale, nos amis prient pour nous et demandent au Seigneur de bénir la paroisse Saint-Etienne de Braine-l’Alleud.
Le petit film que vous pourrez découvrir en témoigne. Dans la prière intitulée « Sala ya kuwaombea watu » (prière pour les peuples) il est demandé ceci à Dieu :
« …Uibarikie parokia yetu parokia mtakatifu Barbara ya Lulingu na pia parokia mtakatifu Stefano ya Braine l’Alleud iwe kama jamaa moja ya watoto wako wenyi kukuaminia na kukupenda »
Ce qui veut dire :
« …Bénis notre paroisse Sainte Barbe de Lulingu et aussi la paroisse Saint-Etienne de Braine-l’Alleud qu’elles soient comme l’unique famille de tes enfants qui croient en toi et qui t’aiment »
Dans l’attente de vous revoir très prochainement (après ma quarantaine du retour), soyez tous assurés de mon amitié fraternelle en Jésus.

Alain, votre curé.

Temps de prière audio

Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire

Année B

Dieu parle-t-il ? À tout le moins, a-t-il parlé ? Dans l’affirmative, comment nous a-t-il parlé ? La première lecture tirée du livre du Deutéronome nous présente l’oracle du Seigneur adressé au peuple, par la bouche de Moïse, qui annonce un prophète. Autrement dit, un porte-parole de Dieu. Avec Jésus le Christ, c’est plus qu’un porte-parole que le Père nous envoie. C’est la Parole de Dieu qui se fait chair avec la venue du Fils sur notre terre. En Jésus Christ, la Parole de Dieu nous est adressée, la Bonne Nouvelle nous est révélée. Dieu nous a parlé et nous parle encore par cette présence divine consignée en lettre de feu dans l’Écriture sainte !

Quatre verbes résument le ministère public de Jésus, dont deux sont présents dans l’Évangile de ce jour. Il s’agit des verbes enseigner, libérer, guérir et prier. Il prie son Père : il est donc en relation avec lui. Il guérit et il libère, manifestant ainsi par des signes la Bonne Nouvelle du salut qu’il annonce par son enseignement. Christ, notre libérateur, est vainqueur de la mort, du péché et du Malin. Il enseigne et nous révèle par sa Parole le plan d’Amour de Dieu et le mystère de Dieu dont l’essence est : amour.

Dans l’extrait de l’Évangile de saint Marc que nous venons d’entendre, Jésus manifeste son origine divine à travers l’autorité avec laquelle il enseigne et par laquelle il domine les esprits impurs. Il ne parle pas comme les scribes, pourtant spécialistes de l’Écriture, dont l’enseignement repose sur la tradition. Lui, il parle avec la puissance divine. Il chasse l’esprit impur tourmenté par sa simple présence de Lumière et qui abdique devant son ordre sans appel : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

La puissance divine du Christ est pour nous source de réconfort. Le dernier mot de l’Histoire n’appartient pas à un quelconque esprit impur, ni à la maladie, ni à la mort, même si notre siècle est affecté par ces réalités. Le règne de Dieu grandit, sans qu’on sache toujours comment. Le grain semé finit par mûrir, et le moment voulu ce sera le temps de l’accomplissement : le blé sera prêt pour la moisson. Des épreuves le Seigneur peut tirer du bien. En ces temps difficile, sommes-nous prêts à croire, encore et toujours, à sa Providence ? Que murmure au fond de notre cœur la présence de l’Esprit Saint à ce sujet ? Christ est vainqueur : sa résurrection est le gage que les temps sont accomplis. Le Soleil se lève sur le monde, en particulier à chaque Eucharistie. L’ombre fuit pour faire place à la Lumière.

Nicolas Favart

Temps de prière du 2ème dimanche du temps ordinaire

Chers paroissiens et chers amis,

Avec la fin du cycle de Noël amorcé au premier dimanche de l’Avent et bouclé à la solennité du baptême du Seigneur, nous voici au deuxième dimanche du temps ordinaire. Ce qui est ordinaire n’est guère synonyme de banalité. Saint Jean-Paul II affirmait constamment que « la sainteté ne consiste pas à accomplir des œuvres exceptionnelles, mais à vivre de façon extraordinaire des choses ordinaires ». L’Église veut que nous fassions de notre vie ordinaire un temps privilégié pour faire des rencontres de qualité avec Jésus et avec le prochain. C’est dans la quotidienneté de notre existence que pareilles rencontres sont possibles. En ce sens, tout ce qui nous paraît ordinaire (événement, lecture, prière, messe, visite, rencontres fortuites, accueil, dialogue…) devrait être intensément vécu. Dans l’évangile du jour, Jésus demande à deux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent : « Que cherchez-vous ? ». C’est à chacun de nous que s’adresse également cette parole d’Évangile. Jésus nous pose directement la même question : « Que cherches-tu ? Cette question nous pousse dans nos derniers retranchements. C’est à chacun de discerner le sens de son cheminement : « Quel est mon désir ? Quelle est mon attente ? » Mais bien souvent, nous avons du mal à cerner l’aspiration réelle en nous et nous cherchons désespérément ce que notre cœur possède déjà. En effet, dans la deuxième lecture de ce jour, Saint Paul nous rappelle que Dieu habite déjà en nous puisque nous sommes le temple de l’Esprit Saint, qui est en nous et que nous avons reçu de Dieu. Il nous suffit de rentrer dans notre for intérieur pour le rencontrer. Car c’est dans ce sanctuaire intérieur que Dieu nous parle à cœur ouvert. Dès lors, à l’instar de Samuel, disons-lui : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».

Abbé Augustin Lwamba

Vous trouverez ici le temps de prière.

Baptême du Christ

Après avoir célébré le dimanche dernier l’Épiphanie du Seigneur, c’est-à-dire sa théophanie ou sa manifestation comme l’étoile pour guider les peuples de la terre, l’Église universelle commémore aujourd’hui le baptême de Jésus, au cours duquel il est reconnu par Dieu comme son Fils bien-aimé. Ce baptême se déroule dans le Jourdain, lieu chargé de valeur symbolique indéniable. Il rappelle, d’un côté, l’itinéraire emprunté par les Israélites pour entrer dans la Terre Promise ; de l’autre, leur passage de la mer Rouge. En y situant aussi le baptême de Jésus, l’évangéliste Marc l’interprète comme une nouvelle libération de la servitude d’Égypte et une nouvelle entrée en Terre Promise. Sommes-nous réellement conscients du joug du péché et de sa libération qu’apporte le baptême reçu au nom de Jésus ? Une telle prise de conscience n’est possible que si d’une part, nous sommes humbles. D’autre part, si nous réalisons que la voix du Père disant : « tu es mon fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie », a aussi retenti à notre baptême. Quel honneur et surtout quelle marque d’amour pour chaque baptisé ? Demandons-nous si réellement Dieu trouve sa joie en nous. Si non, qu’avons-nous fait de notre baptême ? A chacun de répondre à cette question tout au long de cette journée.
 
Abbé Augustin Lwamba

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Homélie

Ce n’est pas la première fois que Jésus vient de Nazareth pour se porter à la rencontre de Jean le Baptiste et que celui-ci, par la grâce de l’Esprit Saint, le reconnaît comme Dieu. On s’en souviendra, alors qu’il était à peine conçu dans le sein de Marie, Jésus s’était déjà rendu auprès du Précurseur lors de l’épisode de la Visitation. Dans un tressaillement de joie, Jean le Baptiste avait alors manifesté sa reconnaissance du Sauveur et provoqué l’exclamation d’Elizabeth : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43). 

Tout l’Évangile de ce jour est traversé par la présence de l’Esprit Saint. C’est lui, d’abord, qui inspire Jean le Baptiste et lui permet de déclarer : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales ». Autrement dit, Jean le Baptiste reconnait Jésus comme Seigneur, comme Dieu, comme celui qui est à la fois si proche et en même temps le tout Autre. Dans l’Évangile de Jean, il dira : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Dès lors, conscient de l’identité de Jésus, le Précurseur ne se sent même pas digne de défaire ses sandales comme un esclave le ferait pour son maître.

Ensuite, Jean le Baptiste affirme : « Moi, je vous ai baptisé avec l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ». Le baptême institué par Jésus n’est pas un simple rite de purification : il confère efficacement l’Esprit Saint et ses dons.

Enfin, en remontant des eaux du Jourdain où il vient d’être baptisé, l’Esprit Saint descend sur le Christ comme une colombe et une voix venant des cieux se fait entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». Voici Jésus consacré par l’onction du Saint Esprit : il est le Messie, c’est-à-dire, littéralement, celui qui est oint. Remarquons en passant cette théophanie trinitaire : l’Esprit descend sur le Fils et la voix du Père se fait entendre depuis les cieux.

Lors de notre propre baptême, le Père déclare : «  Tu es mon fils bien aimé, tu es ma fille bien aimée, tu es toute ma joie ! ». Le jour de notre baptême, nous avons reçu l’onction du Saint Esprit. Le jour de notre confirmation, l’Esprit nous pousse à devenir témoin et missionnaire, autrement dit à faire honneur au beau nom de chrétien que nous devons porter avec fierté et humilité. Temple de l’Esprit Saint, nous avons au fond de notre cœur une source spirituelle véritablement divine : ne l’empêchons pas de jaillir et même de déborder de la vasque du cœur. Et si les circonstances de la vie font que le puit de notre cœur est encrassé par le péché, empêchant ainsi la source de jaillir, courrons déclarer à Jésus comme le lépreux : « Si tu le veux, tu peux me purifier » (Lc 5, 12) ! Une telle prière, faite avec sincérité, ne peut manquer d’émouvoir le médecin des âmes qu’est le Christ et susciter la miséricorde divine.

Que l’Esprit Saint nous comble de ses bénédictions ! Avec joie laissons retentir en nos cœurs la voix du Père qui s’adresse aussi à nous : « Tu es mon fils, ma fille bien-aimé(e) ; en toi je trouve ma joie ! ». Quel bonheur de se savoir aimé, d’appartenir à quelqu’un qui nous offre sa présence parfaite et amoureuse gratuitement !

Nicolas Favart,

Vicaire dominical à la paroisse St-Étienne