Category Archives: Culture et foi

Dimanche de la Parole

Chers paroissiens et amis de la paroisse,

Le pape François nous propose de faire de chaque 3ème dimanche ordinaire le “dimanche de la Parole”.  Cette bonne nouvelle doit être annoncée à temps et à contretemps puisque Dieu veut que tous les hommes se convertissent et soient sauvés.
Pour montrer l’importance de la Parole de Dieu, Saint Jérôme écrivait : « Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ ».
Dans sa Lettre apostolique Aperuit Illis §8 du 30/9/2019, le pape fait remarquer que « Ce jour consacré à la Bible ne vise pas à le faire simplement ‘une seule fois par an’, mais c’est un événement qui vise toute l’année parce que nous avons un besoin urgent de devenir des familiers, des intimes de la sainte Écriture et du Ressuscité qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants. C’est pourquoi nous avons besoin d’entrer constamment en confiance avec la sainte Écriture, sinon notre cœur restera froid et nos yeux fermés, comme frappés de cécité ». 
Comme Simon, André, Jacques et Jean, chaque baptisé est appelé à être messager de cette Parole. Pourtant, avant d’annoncer cette Parole, il faut d’abord l’accueillir, l’écouter et la ruminer. Le Psaume 24 que nous méditons aujourd’hui tombe à pic puisque c’est la prière de celui qui se met à l’écoute de la Parole de Dieu, qui ouvre la Bible pour l’étudier, la méditer et se convertir. Nous touchons là le cœur de la prédication de Jésus répercuté dans l’évangile de ce dimanche : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ».
Écouterons-nous aujourd’hui cet appel pressant de Jésus nous invitant à venir à sa suite et à nous convertir ?

Pour écouter le temps de prière, cliquez ici

Collecte pour le Fonds des Animateurs pastoraux

La collecte de ce weekend, les 23 et 24 janvier, est destinée au Fonds des Animateurs pastoraux qui prend en charge la rémunération de laïcs engagés au service de la Pastorale en paroisse, auprès des jeunes, des malades ou des détenus en prison, entre autres. Vous pouvez verser votre contribution au compte BE10 0014 4653 2304 de l’asbl Le Souvenir du Cardinal Mercier (avec la communication suivante : « Fonds des animateurs pastoraux »). En fonction de votre code postal, le montant sera attribué au fonds correspondant au vicariat territorial correspondant ». 
Merci de votre générosité.

Temps de prière du 2ème dimanche du temps ordinaire

Chers paroissiens et chers amis,

Avec la fin du cycle de Noël amorcé au premier dimanche de l’Avent et bouclé à la solennité du baptême du Seigneur, nous voici au deuxième dimanche du temps ordinaire. Ce qui est ordinaire n’est guère synonyme de banalité. Saint Jean-Paul II affirmait constamment que « la sainteté ne consiste pas à accomplir des œuvres exceptionnelles, mais à vivre de façon extraordinaire des choses ordinaires ». L’Église veut que nous fassions de notre vie ordinaire un temps privilégié pour faire des rencontres de qualité avec Jésus et avec le prochain. C’est dans la quotidienneté de notre existence que pareilles rencontres sont possibles. En ce sens, tout ce qui nous paraît ordinaire (événement, lecture, prière, messe, visite, rencontres fortuites, accueil, dialogue…) devrait être intensément vécu. Dans l’évangile du jour, Jésus demande à deux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent : « Que cherchez-vous ? ». C’est à chacun de nous que s’adresse également cette parole d’Évangile. Jésus nous pose directement la même question : « Que cherches-tu ? Cette question nous pousse dans nos derniers retranchements. C’est à chacun de discerner le sens de son cheminement : « Quel est mon désir ? Quelle est mon attente ? » Mais bien souvent, nous avons du mal à cerner l’aspiration réelle en nous et nous cherchons désespérément ce que notre cœur possède déjà. En effet, dans la deuxième lecture de ce jour, Saint Paul nous rappelle que Dieu habite déjà en nous puisque nous sommes le temple de l’Esprit Saint, qui est en nous et que nous avons reçu de Dieu. Il nous suffit de rentrer dans notre for intérieur pour le rencontrer. Car c’est dans ce sanctuaire intérieur que Dieu nous parle à cœur ouvert. Dès lors, à l’instar de Samuel, disons-lui : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».

Abbé Augustin Lwamba

Vous trouverez ici le temps de prière.

Baptême du Christ

Après avoir célébré le dimanche dernier l’Épiphanie du Seigneur, c’est-à-dire sa théophanie ou sa manifestation comme l’étoile pour guider les peuples de la terre, l’Église universelle commémore aujourd’hui le baptême de Jésus, au cours duquel il est reconnu par Dieu comme son Fils bien-aimé. Ce baptême se déroule dans le Jourdain, lieu chargé de valeur symbolique indéniable. Il rappelle, d’un côté, l’itinéraire emprunté par les Israélites pour entrer dans la Terre Promise ; de l’autre, leur passage de la mer Rouge. En y situant aussi le baptême de Jésus, l’évangéliste Marc l’interprète comme une nouvelle libération de la servitude d’Égypte et une nouvelle entrée en Terre Promise. Sommes-nous réellement conscients du joug du péché et de sa libération qu’apporte le baptême reçu au nom de Jésus ? Une telle prise de conscience n’est possible que si d’une part, nous sommes humbles. D’autre part, si nous réalisons que la voix du Père disant : « tu es mon fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie », a aussi retenti à notre baptême. Quel honneur et surtout quelle marque d’amour pour chaque baptisé ? Demandons-nous si réellement Dieu trouve sa joie en nous. Si non, qu’avons-nous fait de notre baptême ? A chacun de répondre à cette question tout au long de cette journée.
 
Abbé Augustin Lwamba

Cliquez ici pour le temps audio

cliquez ici pour les paroles des chants

Homélie

Ce n’est pas la première fois que Jésus vient de Nazareth pour se porter à la rencontre de Jean le Baptiste et que celui-ci, par la grâce de l’Esprit Saint, le reconnaît comme Dieu. On s’en souviendra, alors qu’il était à peine conçu dans le sein de Marie, Jésus s’était déjà rendu auprès du Précurseur lors de l’épisode de la Visitation. Dans un tressaillement de joie, Jean le Baptiste avait alors manifesté sa reconnaissance du Sauveur et provoqué l’exclamation d’Elizabeth : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43). 

Tout l’Évangile de ce jour est traversé par la présence de l’Esprit Saint. C’est lui, d’abord, qui inspire Jean le Baptiste et lui permet de déclarer : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales ». Autrement dit, Jean le Baptiste reconnait Jésus comme Seigneur, comme Dieu, comme celui qui est à la fois si proche et en même temps le tout Autre. Dans l’Évangile de Jean, il dira : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Dès lors, conscient de l’identité de Jésus, le Précurseur ne se sent même pas digne de défaire ses sandales comme un esclave le ferait pour son maître.

Ensuite, Jean le Baptiste affirme : « Moi, je vous ai baptisé avec l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ». Le baptême institué par Jésus n’est pas un simple rite de purification : il confère efficacement l’Esprit Saint et ses dons.

Enfin, en remontant des eaux du Jourdain où il vient d’être baptisé, l’Esprit Saint descend sur le Christ comme une colombe et une voix venant des cieux se fait entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». Voici Jésus consacré par l’onction du Saint Esprit : il est le Messie, c’est-à-dire, littéralement, celui qui est oint. Remarquons en passant cette théophanie trinitaire : l’Esprit descend sur le Fils et la voix du Père se fait entendre depuis les cieux.

Lors de notre propre baptême, le Père déclare : «  Tu es mon fils bien aimé, tu es ma fille bien aimée, tu es toute ma joie ! ». Le jour de notre baptême, nous avons reçu l’onction du Saint Esprit. Le jour de notre confirmation, l’Esprit nous pousse à devenir témoin et missionnaire, autrement dit à faire honneur au beau nom de chrétien que nous devons porter avec fierté et humilité. Temple de l’Esprit Saint, nous avons au fond de notre cœur une source spirituelle véritablement divine : ne l’empêchons pas de jaillir et même de déborder de la vasque du cœur. Et si les circonstances de la vie font que le puit de notre cœur est encrassé par le péché, empêchant ainsi la source de jaillir, courrons déclarer à Jésus comme le lépreux : « Si tu le veux, tu peux me purifier » (Lc 5, 12) ! Une telle prière, faite avec sincérité, ne peut manquer d’émouvoir le médecin des âmes qu’est le Christ et susciter la miséricorde divine.

Que l’Esprit Saint nous comble de ses bénédictions ! Avec joie laissons retentir en nos cœurs la voix du Père qui s’adresse aussi à nous : « Tu es mon fils, ma fille bien-aimé(e) ; en toi je trouve ma joie ! ». Quel bonheur de se savoir aimé, d’appartenir à quelqu’un qui nous offre sa présence parfaite et amoureuse gratuitement !

Nicolas Favart,

Vicaire dominical à la paroisse St-Étienne

Temps de prière de la fête de l’Epiphanie

Chers paroissiens et amis de la paroisse,

À l’occasion de cette nouvelle année 2021, je souhaite à chacune et à chacun de vous une bonne, sainte et heureuse année. Que santé, paix, joie et bonheur règnent dans vos familles.

Aujourd’hui, nous célébrons la fête de l’Épiphanie du Seigneur. Ce terme d’origine grecque (Epipháneia) signifie « manifestation » ou « apparition ». Il s’agit de la manifestation de l’Enfant de la crèche comme Roi et Dieu, attributs symbolisés par l’or et l’encens que lui offrent les mages. Pour parvenir jusqu’à lui, les mages ont été guidés par une étoile.

Aujourd’hui, chacun de nous est invité non seulement à prendre conscience qu’il peut être une étoile pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le chemin qui conduit au Christ, mais aussi à (re)découvrir les étoiles qui éclairent sa vie. Parmi elles, il y a notamment la parole de Dieu sans laquelle les mages auraient du mal à trouver le chemin de Bethléem. Laissons-nous donc nourrir et éclairer notre vie par cette parole de Dieu qui nous ouvre le chemin vers le Christ qui est Lumière, Chemin, Vérité et Vie.

Bonne fête de l’Epiphanie !

Augustin Lwamba

Cliquez ici pour écouter le temps de prière audio

HOMELIE EN LA FETE DE L’EPIPHANIE

La fête de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu au monde ! L’Évangile nous propose un récit assez saisissant : « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : ‘Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.’ » (Mt 2:1-2). En effet, les mages venus d’Orient vont à la recherche de cet enfant-roi qui vient de naître. Ils se sont mis en marche tout simplement parce qu’une nouvelle étoile s’est levée. Soudainement, cette étoile avait disparu.

 De tout temps, nombreux sont ceux qui se lancent à la recherche d’un idéal qui donne du sens à la vie. Dans cette quête, personne n’ignore que les points d’ombre seront nombreux sur la route ! Un chemin semé d’embûches où l’obscurité bouche souvent la vue. De même, dans tout parcours de foi, aucun chemin spirituel n’est entièrement lumineux. Il y aura des moments de ferveur mais aussi de doute ! Des instants de grâce et aussi de découragement…Heureusement que les mages ne se sont pas découragés. Ne voyant plus l’étoile qui les guidait, ils font un détour à Jérusalem pour se renseigner auprès des autorités.  C’est là que la prophétie de Michée leur sera dévoilée :  c’est à Bethléem que sortira un chef, qui sera le berger d’Israël.

L’on observe un contraste dans ce récit de l’évangile : il y a d’un côté, les mages qui n’ont pas d’idées préconçues ; ils sont à la recherche du Messie et ils finiront par le trouver. De l’autre, il y a ceux qui savent et qui peuvent citer les Ecritures sans faute, mais qui ne bougeront pas le petit doigt ; ils ne feront même pas le déplacement de Jérusalem à Bethléem. Evidemment, ils ne rencontreront pas l’enfant de la crèche. Ce récit nous apprend qu’il ne suffit pas de savoir la vérité, mais il faut la mettre en pratique. Il ne sert à rien de savoir quel est le chemin, il faut se mettre en chemin, il faut expérimenter ce que l’on croit vrai.

C’est parce que les mages ont décidé de poursuivre leur route après avoir été éclairés par la prophétie de Michée, qu’ils ont fini par trouver le messie. A notre tour, il faut aussi nous laisser guider par la lumière de la parole de Dieu et suivre l’étoile. Des étoiles, il y en a toujours dans notre vie. La Vérité se cache quelquefois derrière les événements les plus simples de la vie. Sa révélation n’est pas forcément une ‘étoile’, mais peut-être une personne rencontrée, un livre qui nous tombe sous la main, un événement qui semble anodin ou une pensée qui nous traverse l’esprit… Le grand message de l’Épiphanie, c’est la rencontre avec Jésus. Bien des voies peuvent nous y aider notamment la parole de Dieu. Tâchons de les suivre pour rencontrer le Christ. Cependant, dès que nous rencontrons Jésus, laissons-le devenir la boussole, si pas le GPS de notre vie.

Amen.

Fête de la Sainte famille

Bien chers paroissiens et amis de la paroisse,

Nous venons de vivre un Noël très particulier.

Merci de tout cœur à celles et ceux qui ont veillé à préparer la crèche et l’accueil dans notre église paroissiale de tous les bergers d’aujourd’hui qui se sont rendus à la crèche, le jour de Noël.
Comme les bergers de l’évangile, beaucoup sont repartis en glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu. Je pense à cette personne qui, voyant les portes de notre église grandes ouvertes, entre et se recueille devant la crèche et qui repart en disant : Cela m’a fait un bien fou ! Quelle n’est pas ma surprise de le voir revenir avec ses deux enfants, l’un étudiant à l’université, l’autre en secondaire et se recueillir, cette fois tous les trois, devant la crèche.

Puissions-nous comme Marie retenir tous ces évènements et les méditer dans notre cœur !
Voici le temps de prière pour le dimanche de la SAINTE FAMILLE

Bon dimanche à tous,

Alain, votre curé.